L'histoire de Savonnières devant bar


L'origine de Savonnières-devant-Bar remonte probablement à celle de sa plus grande voisine, Bar-le-Duc. La proximité de la voie romaine qui passait dans la vallée de l'Ornain est à relier à l'existence d'une activité sur l'endroit.

Le village appartient jusqu'en 1460 à l'abbaye de Saint-Mihiel qui le cède ensuite à René, roi de Sicile et Duc de Bar. L'église Saint-Calixte serait la réplique exacte — à l'échelle 1/2 — de l'ancienne abbatiale qui avait été érigée au cœur du château des ducs de Bar. L'influence italienne a été très forte et elle continue de perdurer dans les nombreux ouvrages et monuments qui subsistent dans la ville haute de Bar-le-Duc.

Louis XVI met un terme à l'influence financière et politique des ducs de Bar. Les remparts ainsi que le château sont abattus. Seule la tour de l'horloge est épargnée. Elle constitue aujourd'hui le dernier vestige de l'ancienne enceinte féodale.

C'est toutefois lors de la Renaissance qu'émergent certains repères historiques, au moment où quelques familles nobles s'installent sur l'actuel territoire de la commune. La famille DE LA MORE ou DE LAMORRE est probablement celle qui laissera son empreinte la plus profonde sur Savonnières-devant-Bar et ce, durant plusieurs siècles, jusqu'à la Révolution française. En 1746, l'un des membres de cette famille possède la charge de conseiller auditeur et de secrétaire de la chambre du conseil et des comptes de Bar le Duc.

C'est la révolution industrielle du XIXe siècle qui va directement bénéficier à l'essor de la commune avec notamment, la proximité d'avec les industries proches de la vallée de l'Ornain : fonderies, textile, brasseries, etc.

Par deux fois, en 1870 et en 1937, une partie du territoire de la commune a été concédée à la ville de Bar le Duc pour favoriser son développement industriel.

abreuvoir


Première Guerre mondiale



Au plus fort de la bataille de Verdun (février à décembre 1916), de nombreux hôpitaux militaires sont implantés à Bar-le-Duc et ses environs immédiats.

Savonnières-devant-Bar accueille plusieurs centaines de blessés qui sont soignés dans un hôpital situé dans la demeure voisine de l'actuelle mairie. Plusieurs baraques « Adrian » (du nom de l'ingénieur militaire inventeur notamment du casque qui équipera les troupes françaises dès 1915) sont ensuite construites dans le parc attenant, en complément des capacités initiales de cet hôpital de campagne.

82 soldats décèderont sur la commune des suites de leurs blessures reçues sur le front de Verdun.

Les noms des sept Saponariens morts pour la France durant ce conflit, figurent sur le monument aux morts.

clinique St Pierre


Seconde Guerre mondiale



Le chef-lieu, Bar-le-Duc est déclaré « ville ouverte » en mai 1940. Savonnières-devant-Bar est donc épargnée par les combats qui se déroulent dans la région de Montplonne. Dans ce village, stationne le poste de commandement d'un régiment de tirailleurs sénégalais, appuyé par une compagnie de marche de la légion étrangère.

Le pont Dammarie reste intact, tandis qu'en aval, le génie de l'armée française détruit tous les ponts qui enjambent le canal de la Marne au Rhin ou l'Ornain (pont canal de Fains-les-Sources)

rue de bar


Période contemporaine



La commune se développe après la Seconde Guerre mondiale pour atteindre un pic démographique durant les années soixante : 642 habitants en 1962.

Le maire , Alexandre Violle, impulse une dynamique de développement avec notamment, la construction d'un nouveau groupe scolaire ainsi que d'une salle des fêtes. En outre, le territoire communal accueille de nombreuses activités économiques : grande distribution, activités commerciales et artisanales…

Cette période représente aussi l'émergence du district urbain de Bar-le-Duc avec la création des zones d'activités de Salvanges et de la zone des Poutôts.